Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 09:19

Henri Langlois né le 13 novembre 1914 à Smyrne, en Turquie et décédé le 13 janvier 1977 à Paris, est un pionnier de la conservation et de la restauration de films. Il est l'un des artisans fondateurs de la Cinémathèque française. Henri Langlois est né de parents français vivants à l'étranger en 1914, alors que son pays, faisant partie de l'empire Ottoman est engagé du côté allemand dans la première guerre mondiale.

Les débuts

A la fin de la guerre, l'empire Ottoman est dissout, la population grecque d'Izmir est expulsée et les parents d'Henri retournent en France.

Langlois fait ses études au lycée Condorcet, mais abandonne ses études pour se concentrer sur le cinéma au mécontentement de sa famille. C'est au cours d'un premier métier d'imprimeur qu'il fait la connaissance de Georges Franju avec qui il fera un film : Le Métro.

En 1935, Langlois, après avoir fait paraître des articles dans La Cinématographie française, engendre le projet de préserver le cinéma muet face à l'arriver du cinéma parlant.

Avec Jean Mitry, historien du cinéma, il monte un club voué aux films muets qui ouvre en décembre 1935 sous le nom de Cercle du cinéma.

La Cinémathèque

En 1936, Henri Langlois, George Franju et Jean Mitry fondent la Cinémathèque française, conçue comme une salle et un musée. Dès 1937, elle comporte d'importantes collections de films, et de dix films en 1936, elle passe à plus de 60 000 en 1970.

Langlois dynamise la cinémathèque en rénovant les bobines abîmées et permet ainsi de sauver beaucoup de films, notamment pendant la seconde guerre mondiale au cours de l'occupation nazie.

Il aide également la création de la cinémathèque de Cuba avec laquelle il met en place des échanges de films.

Henri Langlois a aussi eu un impact important sur les réalisateurs français de la Nouvelle Vague comme Truffaut, Godard, Chabrol ou encore Resnais, pendant les années 1960. Certains de ces réalisateurs se sont eux-mêmes appelés "es enfants de la Cinémathèque".

L'affaire Langlois et postérité.

En 1968, le ministre de la Culture André Malraux essaie de stopper le projet de Langlois, tonnant contre son arrogance et sa poigne de fer : c'est l'affaire Langlois.

S'ensuit une série de protestations en France et à l'étranger avec les participations de Charlie Chaplin et d'un grand nombre de réalisateurs de la Nouvelle Vague jusqu'au festival de Canne qui fut interrompu cette année-là, entre autres pour cette raison. Malraux fait alors marche arrière.

En 1970, un documentaire anglais, Henri Langlois est réalisé sur son travail et sa vie. Il fonde en 1972 le Musée du Cinéma au palais de Chaillot et reçoit en 1974 un oscar pour l'ensemble de son travail pour la Cinémathèque.

Il meurt le 13 janvier 1977.

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Par Hypo S. - Publié dans : Cinéma
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 08:48

On véhicule beaucoup de clichés sur la préparation littéraire, et notamment sur sa première année : l'hypokhâgne. Derrière ce mot barbare à moitié grec se cache une filière mal connue et qui gagne à être valorisée.

On a tous entendu (du moins ceux qui sont intéressés par la voie littéraire) des horreurs sur l'hypokhâgne : "n'y mets jamais les pieds!", "les profs sont horribles !", "Tu passes de 15 à 5 de moyenne !", "La concurrence est très forte !", etc. Pourtant, la prépa littéraire (lettres supérieures pour les intimes) ce n'est pas si dur que ça.

D'abord, s'il est vrai que le travail demandé est très important, notamment au niveau des lectures et des recherches nécessaires pour une bonne compréhension et assimilation des cours, il faut admettre que le travail demandé est beaucoup plus intéressant que celui qui devait être fourni au lycée, et qu'il est donc beaucoup plus agréable de faire ce travail. Car l'hypokhâgne, c'est aussi les cours les plus intéressants qui puissent être.

Les professeurs ne sont, contrairement aux idées reçues, pas là pour enfoncer les élèves, mais bien pour les faire progresser et leur apprendre à réfléchir par eux même. C'est une des principales différences entre prépa et lycée, qui fait aussi la difficulté de l'hypokhâgne. En effet, si au lycée, on vous apprend à réciter par cœur ou répéter des analyses prémâchées et simplifiées, ce ne sera plus le cas en hypokhâgne, où l'objectif des concours pousse à se démarquer par son style et la pertinence des analyses personnelles.

Les concours sont d'ailleurs l'objectif de base d'une hypokhâgne, comme toute prépa. Cela dit, la prépa littéraire s'est longtemps démarquée à cause des faibles taux d'admissions au seul concours préparé par l'Ecole Normale Supérieure (environ 3 à 4% d'admis selon les filières), qui poussait les élèves à venir en hypokhâgne non pas pour tenter le concours, mais pour acquérir une culture générale solide et des méthodes pour mieux réussir en fac.

Cependant, cet état d'esprit est en baisse grâce à l'ouverture, en 2011 et 2012, d'autres concours que l'ENS, comme les Instituts d'Etudes Politiques, les écoles de commerce en filière littéraire... qui permettent aux étudiants de lettres d'avoir de nouvelles ouvertures professionnelles.

La caverne aux livres
Par Hypo S. - Publié dans : Ecole & universités
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 13:34

La classe d'hypokhâgne est une classe qui forme à une pluridisciplinarité, c'est-à-dire qu'au contraire de l'université qui spécialise rapidement, la prépa littéraire permet de garder une formation plus générale pendant un ou deux ans. Il semble donc important de savoir quelles sont les matières principales enseignées en hypokhâgne ainsi que leurs coefficients. On peut aussi voir le cas particulier des khôlles qui sont propres à l'hypokhâgne.

L'emploi du temps d'un hypokhâgneux se divise en trois parties : les cours de tronc commun, les cours de spécialité et les colles (ou khôlles pour les puristes) :

1. Les cours de tronc commun

Ces cours ont pour but d'enseigner des matières du lycée en les approfondissant et en poussant l'élève à aller faire des recherches par lui même pour compléter ses connaissances.

  • Littérature (5h).

  • Histoire (5h).

  • Philosophie (4h).

  • Langue vivante A (4h), généralement au choix l'anglais ou l'allemand.

  • Langue vivante B (2h), généralement au choix l'anglais, l'allemand, l'espagnol, mais certaines prépas proposent des langues plus rares comme le russe, le chinois, l'italien, etc.

  • Langues et Culture antique (3h), se compose de 2h de langue ancienne (latin ou grec) et de 1h de culture de l'Antiquité.

  • Géographie (2h).

2. Les cours de spécialité

Selon les prépas, il faut choisir deux à quatre heures d'options. Elles ont pour but de préparer à la deuxième année (khâgne) où il faut se spécialiser.

  • Spécialité de langues anciennes (2h) : grec ou latin.

  • Spécialité de géographie (2h).

  • Spécialité de langues vivantes (2h) : anglais, allemand ou espagnol (voire langues plus rares selon les prépas).

  • Spécialité artistique (4h), attention, cette option n'est pas proposée dans toutes les prépas. Cinéma audiovisuel, théâtre, musique, arts plastiques, histoire de l’art.

3. Les colles/khôlles

Ces noms barbares ne sont plus , comme dans le secondaire , des punitions : ce sont des exercices oraux pour préparer aux concours. Cet exercice se prépare en 30 minutes, 1h ou plusieurs jours selon les matières et les professeurs.Il est très enrichissant, car l'enseignement secondaire prépare peu aux épreuves orales (que ce soit des concours ou même des entretiens d'embauche).

En littéraire, il y a généralement 3 colles par an dans chaque matière. L'oral consiste à présenter un exposé argumenté pendant 20 minutes. S'en suit un entretien de 10 minutes, généralement une reprise de la colle pour des aides afin d'améliorer son travail ou pour poser des questions.

jeune fille lisant un livre
Par Hypo S. - Publié dans : Ecole & universités
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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 14:51

Le groupe français de rock alternatif, les Têtes Raides, est représentatif de la chanson française actuelle. En 2008, les Têtes Raides fêtaient leurs 20 ans d’existence avec l'album "20 ans de Ginette". Depuis janvier et la sortie de leur nouvel album "L'An Demain" (Label: Tôt ou Tard), le groupe est de nouveau sur les routes.

Il aura fallu plusieurs années de travail pour que le groupe sorte un nouvel album, mais quatre ans après Banco (2007), les Têtes Raides sont de nouveau sur les routes avec 13 nouvelles chansons.

Parmi celles-ci, on remarque Emma, chantée par le chanteur Christian Olivier en duo avec Jeanne Moreau, ainsi que Je voudrais ça, morceau qui clôt l'album et dont le texte est une reprise d'un texte anonyme qui avait été laissé sur le répondeur de Daniel Mermet.

De façon générale, presque chaque album des Têtes Raides comporte une reprise d'un texte littéraire. Dans Fragile (2005), il s'agissait de "Je voudrais pas crever" de Boris Vian, en 2007, Banco met en lumière le texte du peu connu Stig Dagerman : "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier", texte philosophique et morceau de bravoure pour le groupe puisqu'il dure exactement 19min 44.

An Demain reprend donc cette tradition de l'hommage des textes, d'autant plus que dans la liste de morceaux pour la tournée se trouve une reprise de "C'est pas du gâteau", hommage au chanteur Mano Solo, mort du sida le 10 janvier 2010 avec qui Pierre Gauthé (le tromboniste) et Anne-Gaëlle Bisquay (la violoncelliste) ont joué.

Ce nouvel album, c'est aussi l'apparition de deux nouveaux musiciens dans le groupe : le batteur Eric Delbouys et le bassiste Antoine Pozzo di Borgo.

2007-06-21 Têtes Raides @ Hôtel Sully (Fête de la Musique)
Par Hypo S. - Publié dans : Musique
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